LE GRAS, LE SOULIGNEMENT ET L’ITALIQUE

Le gras, le soulignement et l’italique sont très utiles lorsque l’on désire que notre lecteur porte une attention particulière à une partie de notre texte, que ce soit pour préciser un délai, souligner un fait important ou insister sur une conséquence possible.

Il faut cependant veiller à utiliser le gras, le soulignement et l’italique avec modération, car ils ralentissent la lecture et l’effet escompté pourrait ne pas être atteint.

Vous savez, à trop en mettre, on s’y perd et il risque fort que votre lecteur se demande si vous vouliez seulement enjoliver votre texte ou s’il y avait vraiment un point important à comprendre.

Gras La fonction principale des caractères gras est de mettre en évidence un mot, une phrase, une indication ou une action :

« Un immeuble connu et désigné comme étant le lot numéro UN MILLION CENT MILLE TROIS CENT CINQ (1 100 305) au CADASTRE DU QUÉBEC, circonscription foncière de Montréal. »

Comparativement à l’italique, qui a lui aussi une fonction d’insistance, le gras est plus facilement perçu par le lecteur.

Soulignement

De nos jours, le soulignement est principalement utilisé dans les documents Web et dans le courrier électronique pour marquer les liens hypertextes.

Le soulignement doit être employé comme procédé d’insistance, souvent de 2e instance dans un texte écrit en gras : « Vous voudrez bien nous transmettre le tout rapidement, soit avant le 15 décembre prochain. »

Avant de mettre un mot ou une phrase en gras et souligné, pensez-y, voulez-vous mettre en évidence ces termes ou vous voulez vraiment insister ?

Dans une lettre, l’objet est généralement mis en évidence par les caractères gras; les indications relatives à la nature de l’envoi (personnel, confidentiel, etc.) et au mode d’acheminement (recommandé, par exprès, etc.) sont écrites en majuscules soulignées.

Exemples :

– Objet : Acceptation de votre demande de subvention

– SOUS TOUTES RÉSERVES

Italique

La première fonction de l’italique est de faire ressortir des mots, d’attirer l’attention sur eux, de les distinguer du reste du texte.

On met en italique les mots étrangers non francisés, les titres de livres, d’écrits divers, ainsi que le titre des lois, des règlements, des ordonnances et des décrets : 

  • Les fables de La Fontaine
  • Le Code civil du Québec
  • … en vertu de la Loi sur l’emploi dans la fonction publique.

Normalement, si l’on ne cite pas le titre exact d’un texte de loi, on doit revenir au caractère ordinaire. Mais quand le mot loi ou règlement est employé elliptiquement, qu’il est précédé d’un article défini et qu’il n’y a aucune ambiguïté possible, on maintient l’italique. Dans les autres cas, le mot s’écrit en Romain :

  • En cas de conflit entre le contenu de la présente brochure et les dispositions de la Loi sur les langues officielles, c’est la Loi qui prévaut.
  • Cette loi a été adoptée en 1969.

Dans un passage déjà en italique, on recourt parfois au gras italique pour faire ressortir des mots.

L’abus de l’italique ne peut qu’en affaiblir l’efficacité, d’autant plus que l’italique, parce qu’il nous est moins familier, n’est pas aussi lisible que le caractère ordinaire. Il est donc important d’en limiter l’emploi.

La taille et la couleur de la police de caractères sont d’autres moyens de mettre en évidence un mot ou une partie de texte. 

N’oubliez pas que la modération a bien meilleur goût!

Bonne semaine!

 Source:  La Banque de dépannage linguistique

 

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